Après l’Océan, film

“Après l’océan”, un film réalisé par Eliane de Latour, 1h 45, avec les comédiens Ivoiriens Jimmy Danger, Michel Bohiri, Gabriel Zahon, Djédjé Apali, Angeline Nadié… et l’Anglais Fraser James.

C’est est l’histoire de deux jeunes gens, Otho et Shad. L’un Ivoirien et l’autre Libérien. Ces deux amis ont quitté Abidjan pour nourrir le rêve européen et revenir en héros dans leur pays. Mais une descente musclée de la police les sépare. Otho, reconduit à la frontière, rentre dans son pays sans rien. Son entourage, déçu, crie à une malédiction. Shad, quant à lui, réussit tant bien que mal à échapper à la police. Il poursuit alors son aventure “en cascadeur”, à travers l’Europe. Arrivera-t-il à s’en sortir mieux que son ami et à quel prix ?…

Ce film, ouvre un autre regard sur l’immigration clandestine. Au-delà de l’aspect dramatique que dévoile le phénomène de l’immigration avec ses naufrages et ses rapatriements, elle révèle “les rêves de ces jeunes Africains portés par l’envie d’aller chercher les petites graines pour revenir nourrir l’Afrique”.

La réalisatrice met un accent particulier sur la musique du film, jouée en général par des artistes ivoiriens, tant professionnels qu’amateurs.

“Abidjan, riche d’un tiers d’étrangers, est le siège d’un phénomène vocal unique. D’origines diverses, chaque artiste se forge un destin musical dont l’identité hybridée reste forte. J’ai cherché une unité musicale et sonore qui dépasse les vieux clivages “tradition- modernité” pour atteindre les strates profondes et communes à cette ville unique ”.

La sortie officielle de “Après l’océan” était prévue pour le 30 mai prochain en Côte d’Ivoire et le 8 juillet 2009 en France. Des projections gratuites de ce film produit par la France, la Côte d’Ivoire ( avec notamment le soutien du Président ivoirien Laurent Gbagbo) et l’Angleterre sont également prévues du 29 mai au 2 juin dans plusieurs communes d’Abidjan. Avec en prime, des mini-concerts donnés par les musiciens intervenus dans le film (au nombre de 17)

Mon fils Lucio Mad, auteur du roman « Les  Trafiqueurs » (1995, Gallimard, La Noire), aurait certainement apprécié ce film. Il mettait en scène des petites mains du trafic de faux papiers en Côte d’Ivoire, en vue d’immigration clandestine.

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