Télé : Nicolas Le Floch, 2° saison

Au cinéma le 23 octobre, à la télévision le 28 octobre

J’ai assisté à la projection en avant première du téléfilm « L’affaire Nicolas Le Floch » coproduit par la Compagnie des Phares et balises et France télévision, pour France 2. 108 minutes à diviser en deux épisodes. Tiré du roman éponyme de Jean-François Parot (Ed Jean-Claure Lattès) Réalisé par Nicolas Picard-Dreyfus.

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De la fiction télévisuelle haut de gamme, très bien tournée, beaux paysages, beaux décors, beaux duels, belles cavalcades dans la forêt.
Le principal attrait de Parot, un diplomate gourmet devenu romancier un peu par hasard, réside dans la précision scrupuleuse apportée au tableau du Paris du XVIIIe siècle qu’il propose dans ses romans. Il y mêle avec talent événements historiques et intrigue policière solidement construite. On sent planer l’ombre de Dumas et de Balzac (Vidocq) dans ces histoires menées de main de maître. On songe aussi aux enquêtes du fameux Lecoq créé par Emile Gaboriau au XIXe siècle. Le film se situe dans cette droite ligne.
Ici, dans cette « Affaire Nicolas Le Floch », c’est l’histoire d’un grand flic aux prises avec les Ennemis du pays, en essayant de se débattre dans les filets des manipulations subtiles développées par les agents secrets au service du pouvoir. Et à leur propre service. Ça vous rappelle bien sûr quelque chose ?… Vous n’y êtes pas, nous ne sommes pas dans notre temps, mais au XVIII° siècle.
Aidé par une belle jeune femme maligne, La Satin,

la très jolie Vimala Pons, en ardent collaboratrice de Le Floch

la très jolie Vimala Pons, en ardente collaboratrice de Le Floch

Nicolas Le Floch, un jeune et brillant commissaire au Châtelet – l’ancêtre de la Préfecture de police et de la police judiciaire, enquête pour le compte de M. de Sartine, lieutenant général de police du Roi, autrement dit le Préfet de police. A la fin du règne de Louis XV, sur fond de luttes de pouvoir, les complots et les meurtres vont bon train : disparitions mystérieuses, meurtres, vengeances, conspirations contre le Roi. Nicolas Le Floch apprend la mort de la très jolie Julie de Lastérieux, empoisonnée à la veille de son mariage. On soupçonne Nicolas d’avoir supprimé sa maîtresse par dépit amoureux. Nicolas Le Floch est contraint d’enquêter pour son propre compte. Il apprend par Monsieur de Sartine, que la belle Julie de Lastérieux, appartenait en fait aux services secrets du roi. En la supprimant, on a tenté d’entraîner Nicolas dans une sombre machination. Afin de l’éloigner provisoirement des périls de l’enquête, Louis XV, qui lui conserve toute sa confiance, le charge d’une mission très spéciale à Londres, où il s’agit de ramener à la raison Monsieur de Morande, pamphlétaire peu reluisant qui veut publier « Les mémoires d’une femme publique », lesquelles mettraient en cause le ban et l’arrière ban du Royaume. Bien que la torture soit monnaie courante, Nicolas veut des preuves avant d’accuser. Des tripots aux salons feutrés de Versailles, de la Basse-Geôle aux bordels de la Paulet, il s’y attelle avec acharnement et parvient au bout de cette enquête des plus délicates. Malgré bien des obstacles il  éclaircira l’énigme de la mort de Julie de Lastérieux, éventant un  complot ourdi par Choiseul contre Louis XV qui devait laisser la place à son fils, le Dauphin.
Dans cette aventure rocambolesque le jeune commissaire croise le Chevalier d’Éon, et Beaumarchais, censé être le chef du Secret du Roi, les RG de l’époque. Beaumarchais, Yves Bertrand, même combat ? On est proche de l’histoire réelle… C’est l’occasion de rappeler que sous Louis XV la France a failli devenir la plus importante puissance du monde en matière de renseignement !
Outre le sémillant Jérôme Robert, en Nicolas Le Floch, très à l’aise en flic honnête et joli garçon, j’ai apprécié l’interprétation de Sebastien Thiery, en Beaumarchais chef du Secret du Roi – c’est à peu près avéré – et surtout la composition savoureuse de François Caron en Lieutenant général de police. Il est possible que Hugues Pagan, le scénariste, se soit inspiré pour tracer le portrait du « chefs des flics » sous Louis XV des figures de quelques préfets de police récents. En tout cas, ça m’a rappelé des souvenirs précis.

Nicolas Le Floch Jérôme Robart

Inspecteur Bourdeau Mathias Mlekuz

La Satin Vimala Pons

M. de Sartine François Caron

La Paulet Claire Nebout

Le Chevalier d’Eon Philippe Demarle

Beaumarchais Sebastien Thiery

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Une Réponse to “Télé : Nicolas Le Floch, 2° saison”

  1. Alex Says:

    Les instantanés de tournage sont disponibles sur notre blog :
    http://blog.france2.fr/nicolas-le-floch/

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