Archive for janvier 2010

Livre : bio du fondateur de la Croix Rouge, une vie tumultueuse

30 janvier 2010

A lire : la vie tumultueuse et contrastée du co-fondateur de la Croix Rouge, Henri Dunant

«Henry Dunant, la Croix d’un homme», par Corinne Chaponnière. Préface de Rony Brauman. 516 pages. Editions Perrin, Paris, 2010. En librairie début février.

Publicités

Thèse 100 ans de Paris au Moyen Âge

29 janvier 2010

L’archiviste d’élite qui gère mon fonds aux Archives nationales annonce que sa thèse de doctorat, soutenue en Sorbonne en 2005, vient d’être publiée, après quinze années de recherches, en décembre 2009 aux éditions Honoré Champion :

Cens et rentes à Paris au Moyen Âge : documents et méthodes de gestion domaniale ; préface de Jean Favier, membre de l’Institut. Paris, H. Champion, 2009. 2 vol. in-8°, 1519 p., 215 ill., 3 cartes hors texte (Histoire et archives ; hors-série n° 10).

Cette publication concerne plus d’une centaine d’institutions et propriétaires fonciers parisiens, tant ecclésiastiques que laïques, du xiie au xve siècle, un corpus de 2 485 documents de gestion (principalement censiers et comptes de censive) dont 1 565 conservés, et traite successivement des points suivants : cadre géographique, hommes (étude prosopographique des commanditaires et des receveurs), corpus documentaire (précédé d’une typologie des sources), étude codicologique, modes d’élaboration (du brouillon au lieu de mémoire) et méthodes de gestion domaniale.: 100

Psychologie sur France 3 : où le thérapeuthe ?

28 janvier 2010

Un de mes correspondants attire mon attention sur une excellente émission de Frédéric Taddei, « ce soir.. ou jamais », sur France 3, mercredi soir :

Sur France 3, dans l’excellente emission de Taddei un neurobiologiste a osé la comparaison avec une « psychothérapie de groupe » où chacun vient exposer ses problèmes à celui qui doit les aider à les résoudre. Il précise sa pensée en disant que

« souvent, celui qui a été designé comme psychothérapeute est celui qui est le plus en souffrance »

Télé : les anti-éoliens sur Arte

27 janvier 2010

Télé-Arte- Ce soir, diffusion à 19h30 sur ARTE (émission GLOBAL MAG) d’une enquête sur les anti-éoliens en France réalisée par Donatien Lemaître.

En France, on le sait, les recours contre les promoteurs éoliens se multiplient. Derrière ces contestations locales, on retrouve souvent la même organisation : la FED, la « Fédération Environnement Durable ». Un nom écolo mais ne vous y trompez pas, c’est le lobby anti-éolien en France.

On accuse ses membres  d’être téléguidés en sous-main par le lobby de l’atome… Faux, répond le Président de la FED, Jean-Louis Butré : il  met plutôt en avant son réseau d’influence. Dans les petits papiers de la fédération, un soutien de poids, Valery Giscard d’Estaing. L’ancien Président de la République nous explique, face caméra, qu’il fait du « lobbying » auprès de Nicolas Sarkozy pour obtenir un moratoire sur l’installation des éoliennes.

Télé-reportage : la Saison des Pirates

27 janvier 2010

Télévision, France 5, 26 janvier, Olivier Joulie. Avec ce puissant magazine reportage consacré au problème de la piraterie au large de la Somalie émerge enfin le nom d’Olivier Joulie, un jeune réalisateur issu de la télé Bouygues LCI et qui a accepté courageusement de se lancer dans l’aventure du reportage dur.

Il s’agissait ici de montrer l’angoisse des pêcheurs de thon espagnols et français au large de la Somalie, face à la menace de la piraterie ; d’insister sur les mesures de protection assurées par l’opération internationale Atalante, en particulier par l’embarquement de fusillers-marins commandos français à bord des thonies français. Et surtout, et avant tout, d’expliquer le pourquoi et le comment de la piraterie.

Avec culot, Joulie a entraîné son équipe dans les villages de la côte pour rencontrer les pirates. dont les « proches » ont parlé, dans un climat plus que tendu. Démarche à haut risque, presque totalement aboutie, qui nous éclaire parfaitement sur le mécanisme de la piraterie : moyen de survie pour des populations misérables. Et, de façon incidente, Joulie dénonce la surexploitations des ressources hallieutiques par les Occidentaux dans les eaux au large de la Somalie, qui prive les prêcheurs locaux de leurs moyens de vivre. Ceci explique vraiment cela.

Audience : 560.000 téléspectateurs

Cinéma, Invictus, par Clint Eastwood

24 janvier 2010

Invictus, 2 h 15 – Scénario et réalisation de Clint Eastwood. Avec Morgan Freeman, figure de Nelson Mandela, et Matt Damon en capitaine de springboks, l’équipe de rugby sud-africaine.

Disons-le tout de suite, ce nouvel opus d’Eastwood est militant sans se cacher derrière son petit doigt. Hymne à la valeur du mélange des ethnies dans un pays qui avait institué l’apartheid en doctrine politique. Hymne aussi à la personnalité de Nelson Mandela, le fondateur charismatique – et « roi » en son pays – de l’Afrique du Sud.

Au-delà de l’histoire sud africaine, ce film démontre comment le sport peut être utilisé comme une formidable arme politique, pour fondre toutes les ethniques dans le même creuset. Ce nationalisme outrancier des fanatiques du sport ne laisse d’ailleurs pas de me déranger. Qu’importe : Eastwood s’est emparé de Mandela, il l’a reforgé à son image, au point que parfois Morgan Freeman joue  » à la manière de… Eastwood » lui-même. Le film est passionnant, bien réalisé, sans la moindre faute technique au plan rubistique. J’ai juste été un peu gêné par le côté bavard et prêcheur du film. Mais Mandela lui-même n’était-il pas un vieil homme sevré d’expression quand son combat personnel l’a mené à la tête d’un pays prêt à exploser ? Et qui n’a pas explosé grâce aux options souvent dérangeantes de son Premier Président élu démocratiquement.

Il faut voir aussi cette oeuvre comme une machine de propagande.

Le contexte présenté dans l’Humanité par Jean-Emmanuel Ducoin

L’intuition politique de Nelson Mandela (« Toute la nation soutient son équipe ») se transforma en un spectaculaire et inimaginable geste de réconciliation envers les ex-dominants afrikaners, coupables d’avoir installé l’un des pires régimes du XXe siècle. Disons-le simplement. Avec ce président noir paré des couleurs boks, les Blancs ne pouvaient plus revendiquer à eux seuls une victoire acquise difficilement face aux All Blacks. Ce jour-là, toute l’Afrique du Sud triomphait devant plus d’un milliard de téléspectateurs. « Ensemble », pas « côte à côte ». Mandela éleva ce jour-là sa conscience en élevant son pays tout entier. L’ancien prisonnier politique a-t-il jamais fait autre chose ?

cinéma : the Ghost Writer, Polanski

18 janvier 2010

Malgré son incarcération en Suisse, Roman Polanski a pu finaliser son prochain film qui sera sur les écrans le 3 mars. Cet « écrivain fantôme » est le nègre d’un Premier Ministre anglais…

Précisions par l’Express

La première bande annonce du nouveau film de Roman Polanski, Ghost Writer, vient d’être dévoilée, alors que l’arrestation de Roman Polanski le 26 septembre laissait présager un important retard dans le calendrier d’exploitation. Beaucoup pensaient que le film ne sortirait pas à temps, le montage n’étant pas achevé au moment de sa mise en détention. Dans un entretien au Times, Robert Harris, auteur du livre à la base du film, révélait cependant que Polanski terminait la post production de Ghost Writer depuis sa prison.

Document : Xavier Bertrand sur la sellette

18 janvier 2010

Ce lundi 18 janvier notre confrère Ian Hamel publie… deux livres

  • Aux Editions de l’Archipel, une bio non autorisée de Xavier Bertrand, “Xavier Bertrand, les coulisses d’une ambition”, avec un bandeau: “Faux gentil, vrai méchant?”.

  • Et, aux Editions Larousse, Et Si la Suisse ne servait plus à rien ?

Hamel est un contributeur régulier du Matin de Lausanne,

Arte : la NSA

15 janvier 2010

A revoir, cette enquête sur la NSA diffusée par Arte

http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3011608.html

Des rois mages au FBI en passant par le cinéma américain

12 janvier 2010

Par hasard, j’ai regardé un documentaire télé et assisté à une conférence apparemment sans rapport l’un avec l’autre. Je vous ai parlé du documentaire diffusé sur Arte, consacré aux Rois mages, et à leur utilisation dans l’histoire. La conférence était présentée lundi soir par Philippe Hayez à Sc Po, dans le cadre du METIS, un groupe de recherche lié à l’Ecole de la rue St-Guillaume : elle était consacrée à la place et à l’utilisation des « espions » et des « ennemis » dans le cinéma américain, notamment dans l’immédiat après deuxième guerre mondiale. On y a beaucoup parlé d’Henry Hathaway – en particulier de son film « La maison de la 92° rue » -, de Samuel Fuller, du FBI et surtout de la série des James Bond et du propos singulier de Ian Fleming, une série qualifiée par l’un des intervenants comme des « contes de fée pour adultes ».

Vous ne voyez toujours pas le rapport. Il est pourtant simple : les rois mages et les films dits d’espionnage, et tout particulièrement les James Bond, apparaissent comme de purs outils de propagande. A travers les images des uns et des autres, on tente de désigner et de détruire l’ennemi. Cet emploi du cinéma est flagrant dans tous les films américains plus ou moins liés aux questions de guerre dans les années 1940 et 1950. Même les petits cochons de Walt Dysney avaient été mobilisés.

Cette conférence était la quatrième et dernière consacrée à l’espionnage. La série suivante portera sur le contrôle parlementaire des services de renseignement, une question que j’ai largement évoqué dans mon livre « Dans le secret des Services ».

Et, pendant que j’y suis : je vous conseille de regarder sur Canal + le 5 février à 22 h 25 : En bonne intelligence, espions et cinéma français », un documentaire de Jérôme Chauvelot