Archive for the ‘Cinéma’ Category

Psychologie sur France 3 : où le thérapeuthe ?

28 janvier 2010

Un de mes correspondants attire mon attention sur une excellente émission de Frédéric Taddei, « ce soir.. ou jamais », sur France 3, mercredi soir :

Sur France 3, dans l’excellente emission de Taddei un neurobiologiste a osé la comparaison avec une « psychothérapie de groupe » où chacun vient exposer ses problèmes à celui qui doit les aider à les résoudre. Il précise sa pensée en disant que

« souvent, celui qui a été designé comme psychothérapeute est celui qui est le plus en souffrance »

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Télé : les anti-éoliens sur Arte

27 janvier 2010

Télé-Arte- Ce soir, diffusion à 19h30 sur ARTE (émission GLOBAL MAG) d’une enquête sur les anti-éoliens en France réalisée par Donatien Lemaître.

En France, on le sait, les recours contre les promoteurs éoliens se multiplient. Derrière ces contestations locales, on retrouve souvent la même organisation : la FED, la « Fédération Environnement Durable ». Un nom écolo mais ne vous y trompez pas, c’est le lobby anti-éolien en France.

On accuse ses membres  d’être téléguidés en sous-main par le lobby de l’atome… Faux, répond le Président de la FED, Jean-Louis Butré : il  met plutôt en avant son réseau d’influence. Dans les petits papiers de la fédération, un soutien de poids, Valery Giscard d’Estaing. L’ancien Président de la République nous explique, face caméra, qu’il fait du « lobbying » auprès de Nicolas Sarkozy pour obtenir un moratoire sur l’installation des éoliennes.

Télé-reportage : la Saison des Pirates

27 janvier 2010

Télévision, France 5, 26 janvier, Olivier Joulie. Avec ce puissant magazine reportage consacré au problème de la piraterie au large de la Somalie émerge enfin le nom d’Olivier Joulie, un jeune réalisateur issu de la télé Bouygues LCI et qui a accepté courageusement de se lancer dans l’aventure du reportage dur.

Il s’agissait ici de montrer l’angoisse des pêcheurs de thon espagnols et français au large de la Somalie, face à la menace de la piraterie ; d’insister sur les mesures de protection assurées par l’opération internationale Atalante, en particulier par l’embarquement de fusillers-marins commandos français à bord des thonies français. Et surtout, et avant tout, d’expliquer le pourquoi et le comment de la piraterie.

Avec culot, Joulie a entraîné son équipe dans les villages de la côte pour rencontrer les pirates. dont les « proches » ont parlé, dans un climat plus que tendu. Démarche à haut risque, presque totalement aboutie, qui nous éclaire parfaitement sur le mécanisme de la piraterie : moyen de survie pour des populations misérables. Et, de façon incidente, Joulie dénonce la surexploitations des ressources hallieutiques par les Occidentaux dans les eaux au large de la Somalie, qui prive les prêcheurs locaux de leurs moyens de vivre. Ceci explique vraiment cela.

Audience : 560.000 téléspectateurs

Cinéma, Invictus, par Clint Eastwood

24 janvier 2010

Invictus, 2 h 15 – Scénario et réalisation de Clint Eastwood. Avec Morgan Freeman, figure de Nelson Mandela, et Matt Damon en capitaine de springboks, l’équipe de rugby sud-africaine.

Disons-le tout de suite, ce nouvel opus d’Eastwood est militant sans se cacher derrière son petit doigt. Hymne à la valeur du mélange des ethnies dans un pays qui avait institué l’apartheid en doctrine politique. Hymne aussi à la personnalité de Nelson Mandela, le fondateur charismatique – et « roi » en son pays – de l’Afrique du Sud.

Au-delà de l’histoire sud africaine, ce film démontre comment le sport peut être utilisé comme une formidable arme politique, pour fondre toutes les ethniques dans le même creuset. Ce nationalisme outrancier des fanatiques du sport ne laisse d’ailleurs pas de me déranger. Qu’importe : Eastwood s’est emparé de Mandela, il l’a reforgé à son image, au point que parfois Morgan Freeman joue  » à la manière de… Eastwood » lui-même. Le film est passionnant, bien réalisé, sans la moindre faute technique au plan rubistique. J’ai juste été un peu gêné par le côté bavard et prêcheur du film. Mais Mandela lui-même n’était-il pas un vieil homme sevré d’expression quand son combat personnel l’a mené à la tête d’un pays prêt à exploser ? Et qui n’a pas explosé grâce aux options souvent dérangeantes de son Premier Président élu démocratiquement.

Il faut voir aussi cette oeuvre comme une machine de propagande.

Le contexte présenté dans l’Humanité par Jean-Emmanuel Ducoin

L’intuition politique de Nelson Mandela (« Toute la nation soutient son équipe ») se transforma en un spectaculaire et inimaginable geste de réconciliation envers les ex-dominants afrikaners, coupables d’avoir installé l’un des pires régimes du XXe siècle. Disons-le simplement. Avec ce président noir paré des couleurs boks, les Blancs ne pouvaient plus revendiquer à eux seuls une victoire acquise difficilement face aux All Blacks. Ce jour-là, toute l’Afrique du Sud triomphait devant plus d’un milliard de téléspectateurs. « Ensemble », pas « côte à côte ». Mandela éleva ce jour-là sa conscience en élevant son pays tout entier. L’ancien prisonnier politique a-t-il jamais fait autre chose ?

cinéma : the Ghost Writer, Polanski

18 janvier 2010

Malgré son incarcération en Suisse, Roman Polanski a pu finaliser son prochain film qui sera sur les écrans le 3 mars. Cet « écrivain fantôme » est le nègre d’un Premier Ministre anglais…

Précisions par l’Express

La première bande annonce du nouveau film de Roman Polanski, Ghost Writer, vient d’être dévoilée, alors que l’arrestation de Roman Polanski le 26 septembre laissait présager un important retard dans le calendrier d’exploitation. Beaucoup pensaient que le film ne sortirait pas à temps, le montage n’étant pas achevé au moment de sa mise en détention. Dans un entretien au Times, Robert Harris, auteur du livre à la base du film, révélait cependant que Polanski terminait la post production de Ghost Writer depuis sa prison.

Arte : la NSA

15 janvier 2010

A revoir, cette enquête sur la NSA diffusée par Arte

http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3011608.html

Des rois mages au FBI en passant par le cinéma américain

12 janvier 2010

Par hasard, j’ai regardé un documentaire télé et assisté à une conférence apparemment sans rapport l’un avec l’autre. Je vous ai parlé du documentaire diffusé sur Arte, consacré aux Rois mages, et à leur utilisation dans l’histoire. La conférence était présentée lundi soir par Philippe Hayez à Sc Po, dans le cadre du METIS, un groupe de recherche lié à l’Ecole de la rue St-Guillaume : elle était consacrée à la place et à l’utilisation des « espions » et des « ennemis » dans le cinéma américain, notamment dans l’immédiat après deuxième guerre mondiale. On y a beaucoup parlé d’Henry Hathaway – en particulier de son film « La maison de la 92° rue » -, de Samuel Fuller, du FBI et surtout de la série des James Bond et du propos singulier de Ian Fleming, une série qualifiée par l’un des intervenants comme des « contes de fée pour adultes ».

Vous ne voyez toujours pas le rapport. Il est pourtant simple : les rois mages et les films dits d’espionnage, et tout particulièrement les James Bond, apparaissent comme de purs outils de propagande. A travers les images des uns et des autres, on tente de désigner et de détruire l’ennemi. Cet emploi du cinéma est flagrant dans tous les films américains plus ou moins liés aux questions de guerre dans les années 1940 et 1950. Même les petits cochons de Walt Dysney avaient été mobilisés.

Cette conférence était la quatrième et dernière consacrée à l’espionnage. La série suivante portera sur le contrôle parlementaire des services de renseignement, une question que j’ai largement évoqué dans mon livre « Dans le secret des Services ».

Et, pendant que j’y suis : je vous conseille de regarder sur Canal + le 5 février à 22 h 25 : En bonne intelligence, espions et cinéma français », un documentaire de Jérôme Chauvelot

Télévision : les rois mages, agents de propagande ?

11 janvier 2010

Arte nous a servi le vendredi une de ses très grandes émissions dont elle a le secret : spectacle, information, réflexion. Les Rois mages étaient cette fois-ci la cible. Tout sur les rois mages, omniprésents dans l’imaginaire chrétien, et non moins quasiment absent de la saga évangélique, hormis une douzaine de lignes dans l’évangile de Mathieu.

Tout sur les rois mages, et surtout sur leur manipulation, sur leur utilisation à travers les siècles par l’église catholique comme agents de propagande. Le commentaire n’hésitant pas à qualifier d’affabulations les récits qui nous ont toujours été servis par l’Eglise. En bref, les Rois mages n’ont jamais existé, mais ils ont beaucoup servi.

C’est surtout l’occasion de montrer une somptueuse iconographie. Le vrai miracle des Rois mages n’est-il pas d’avoir suscité une oeuvre artistique aussi prolifique, aussi belle ?

Un derneir moint

Oprah Winfrey part… chez elle

20 novembre 2009

Vraie révolution médiatique aux EU : selon le NY Times, l’animatrice vedette de CBS, Oprah Winfrey va mettre un terme à son émission “The Oprah Winfrey Show,” fin 2010 afin de se consacrer à sa propre chaine de télévision. Ms Winfrey est l’une des présentatrices les plus influentes du monde médiatique américain. Elle est en quelque sort incontournable. Mais depuis quelques temps son audience s’effritait.

Oprah Winfrey will end her talk show in September 2011.

Commentaires du New York Times

A spokeswoman for Ms. Winfrey’s production company, Harpo, confirmed Thursday evening that Ms. Winfrey would make an announcement on her show on Friday. The plans were first reported by WABC, the ABC station in New York City.

“The sun will set on the Oprah show as its 25th season draws to a close on Sept. 9, 2011,” Tim Bennett, the president of Harpo, said in a message to affiliates.

After her broadcast talk show winds down, Ms. Winfrey will concentrate on her coming cable channel, OWN: The Oprah Winfrey Network. OWN will have its premiere in January 2011, according to a person with knowledge of Ms. Winfrey’s decision who insisted on anonymity.

Ms. Winfrey, 55, informed her talk show staff of her decision on Thursday afternoon. The television world had expected that she would make a decision about the fate of her program by the end of the year.

Ms. Winfrey told her staffers that she will not transfer the show to cable. She is expected to produce new programs for OWN, and may appear on some of them.

In a statement, CBS Television Distribution said, “

We have the greatest respect for Oprah and wish her nothing but the best in her future endeavors. We know that anything she turns her hand to will be a great success. We look forward to working with her for the next several years, and hopefully afterwards as well.”

Walther, retour en résistance, documentaire

17 novembre 2009

Mon ami Bruneau Levy vous recommande chaudement d’aller voir pendant qu’il est temps :

Documentaire, Walther, retour en résistance, réalisation Gilles Perret, 1 h 26

Quatre sites de projection : Espace Saint-Michel 7, place Saint-Michel, 75005 Paris Pandora 6, allée Simone-Signoret (place du marché), 78260 Achères Utopia Stella 1, place Pierre-Mendès-France, 95310 Saint-Ouen-l’Aumône Les 4 Vents centre commercial Les Quatre-Vents, 77170 Brie-Comte-Robert

A travers son documentaire sur Walter Bassan, ancien résistant et ancien déporté, le réalisateur Gilles Perret interroge les valeurs du Conseil National de la Résistance que tente de mettre à bas le président Nicolas Sarkozy et sa majorité.

Le film commence par un scène inouïe : le Président plaisantant grassement en mars 2008 sur le site du plateau des Glières. Nicolas Sarkozy se rend en l’un des hauts lieux de la résistance. Devant le monument aux maquisards, à deux pas des tombes de 105 d’entre eux tombés au combat, le chef de l’État se recueille quelques dizaines de secondes. Puis se dirige vers les anciens résistants présents pour les saluer.  Regarde à peine les deux républicains espagnols venus risquer leur peau plus de soixante ans plus tôt pour cette France qu’il est censé incarner, tout juste capable de leur dire : « Très heureux. C’est formidable ! Et en plus, moi je défends les Espagnols. » Rictus amusé, il enchaîne : « Mais les Italiens sont pas mal non plus… Maintenant que je suis marié à une Italienne, hein… ». Sourire crispé, il observe un jeune militaire : « Il est beau, ce chasseur alpin ! Vous savez que j’ai été jeune, moi aussi ? » Atterrés, les anciens résistants ne disent mot, un gradé de l’armée français précise : Nous nous sommes refusés à laisser des résistants qui étaient tombés dans une embuscade enterrés dans une fosse commune. Nous les avons ramenés ici dignement », Le président ne feint même pas de se sentir concerné. Il rigole sur l’habit rose d’une membre de l’assistance. Et il faut rendre grâce à Gilles Perret, réalisateur du film Walter, retour en résistance, que d’être le seul caméraman – alors qu’ils étaient des douzaines sur place – à avoir immortalisé cette scène. Elle ne doit pas nous détourner de l’essentiel. Walter, retour en résistance, sorti dans toute la France le 4 novembre, raconte l’histoire de Walter Bassan, ancien résistant, arrêté à 17 ans en mars 1944 et déporté à Dachau.

De ce portrait intime, celui d’un homme assez résolu pour n’avoir rien renié des convictions l’ayant poussé à prendre tous les risques plus de 60 ans auparavant, de ce film serein, se dégage paradoxalement une grande force. La conviction – aussi – que les idéaux du Conseil national de la résistance ne sont pas morts, ne pourront trépasser malgré les coups de boutoir et les innombrables tentatives de récupération de la majorité. L’invitation – enfin – à ne pas baisser les bras. « Le moteur de la résistance, c’est l’indignation. Je vous conseille à tous d’avoir votre motif d’indignation, », déclare Stéphane Hessel dans le film. « L’esprit de la résistance est toujours vivant », lui fait écho Walter Bassan.


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