Expositions

William Blake, au Petit Palais

Par Annick Colonna-Césari, publié le 17/04/2009 09:00

Pourquoi ? Parce qu’il est l’artiste romantique par excellence et dans tous ses excès, peintre, graveur et poète à la fois. Dès l’adolescence, William Blake, né à Londres en 1757, a des hallucinations. Dans un style exalté, influencé par Michel-Ange et Füssli, il crée ensuite de nombreux personnages allégoriques, que lui inspirent les grands textes (comme la Bible ou les tragédies de Skakespeare) mais qui illustrent aussi ses propres recueils.

Mais encore… D’un esthétisme puissant, l’univers singulier de Blake questionne également la société. Pourfendeur du rationalisme et du déisme, l’artiste, républicain dans l’âme, s’est en effet parallèlement enflammé pour la Révolution, ce qui lui valut des déboires. Considéré comme fou par ses contemporains, il a plus tard incarné la figure du génie, inspirant à son tour des créateurs aussi différents que le surréaliste André Breton, la chanteuse Patti Smith ou le cinéaste Jim Jarmusch.

Le Siècle du Jazz, au musée du Quai Branly, galerie jardin, du 17 mars au 28 juin 2009.

Magnifique catalogue de l’exposition, mais très cher (49,5 euros).

On peut se contenter de l’opuscule édité par Beaux-Arts, 7 euros.

Après tout, l’idée était bien bonne d’organiser une exposition sur les grands moments du jazz, dans le Musée des Arts Premiers, Quai Branly. Ma petite fille m’a entraîné dans ce labyrinthe consacré à un monde musical qui m’a emporté dans ma jeunesse. Je suis sorti de l’adolescence sur le rythme du bebop et dans les sanglots blues tirés de leurs clarinettes par Sydney Bechett (prononcer Béché, ais-je appris) et Mezz Mezzrow. J’ai dansé comme un malade sur les syncopes surgies des caves de St-Germain des Prés, que nous avions reconstituées dans ma province triste. Des copains africains m’ont appris le pas à la fois rythmé et glissant, le buste parfaitement droit et immobile. Ma petite fille se marrait en m’imaginant en train de danser.

L’exposition réussit la gageure de montrer les rapports intimes entre le monde du Jazz et l’univers culturel des années 20 à 50. Pour ne pas dire une interpénération. Au point qu’on ne sait plus qui a inspiré qui. Basquiat, Scott Fitzgerald, Strawinsky, Poullenc, Léger. J’en passe naturellement Enormément d’affiches, superbes… Des enveloppes de disques 78 tours, comme on n’en voit plus aujourd’hui : les concepteurs disposaient d’un bel espace. Parmi lesquelles quelques superbes maquettes de Mondrian. Un peu moins de peintures, mais un extraordinaire diptyque en relief de Basquiat… Evidemment les affiches de Paul Colin consacrées à Joséphine Baker. Mtisse, Mondrian, Dubuffet, Jackson Pollock. Un seul tout petit Picasso, pourtant parfaitement contemporain des grandes heures du jazz. Il est vrai que ce monde culturel s’est déployé bien loin de l’Espagne.

L’exposition est bien organisée par période : ragtime, New Orleans, Chicago – cette période a été nourrie par les musiciens montés du Sud pour échapper à l’apertheid  – NY, Kansas City, swing – durant la deuxième guerre mondiale – , bebop, cool, west coast, free, fusion. Toutes ces époques marquées par quelques morceaux célèbrissimes, dont le fameux solo de trompette improvisé par Miles Davies pour Ascenseur pour l’Echafaud.

L’exposition donne une large place à des recherches filmiques magnifiques.

Une curiosité : d’habitude, dans les expos, on voir surtout des femmes, qui tirent avec peine leur mec. Ici, c’est le contraire : la très grande majorité des visiteurs sont des hommes, des vieux types comme moi, encore habités par leur folie jazz de jeunesse, qui traînent leur nana. En son temps, le jazz a été une musique de mec, dansée par les femmes.

Culture : expo Pop antiques de Marie Herzog

Marie Herzog,

Peintre et graphiste, elle travaille sur des supports en plastique, avec de la peinture acrylique, elle nous offre de singulières vues sur le monde, mélange de figuratif et d’abstrait absolu. Dans ces couleurs superbes. Des bleus clairs en particulier.

Expo Herzog 2

Affiche M.Herzog

Publicités

Une Réponse to “Expositions”

  1. Cathy COLIN Says:

    EXPOSITION BLEUS EN BOURGOGNE DU 1° AU 15 AOUT 2009
    ATELIER ARTISTE – LE FAYS

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :